On entend encore dire que le monde des coachs est celui des bisounours. Que ce n’est pas le réel, la vraie vie.
Je réponds plutot que nous avons par trop pris l’habitude de nous sur-adapter. La révolution industrielle a transformé le monde occidental, nous avions des outils et nous nous en servions, nous avons cèdé aux codes et aux langages des automates. Le téléphone a raccourci les distances et accèléré le temps, l’ordinateur a surenchéri et augmenté les volumes, internet a décuplé les enjeux. La mondialisation est là avec son nivellement par le bas: sur les prix, la qualité, les conditions de travail… Voici venu le temps de l’IA… C’était compliqué, c’est devenu complexe.
Nous devons mettre de la conscience sur cette évolution contre-naturelle qui nous stresse, nous épuise et nous dirige tout droit vers la maladie. Le discours n’est pas de lever les armes, quoique, mais plus sagement de réorienter notre stratégie pour gagner durablement en productivité, le nerf de la guerre. Le plus court chemin n’est pas la ligne droite. Il n’y a pas que la pédale d’accélérateur. La Covid-19 nous a ouvert les yeux !
Le coaching professionnel a pour vocation d’humaniser les rapports, parce que les hommes et les femmes constituent la première ressource d’une entreprise. Nos besoins cohabitent sur 4 plans, c’est ce cocktail qu’il faut nourrir, dans un but d’écologie et de performance. Entretenir son corps (tonus, énergie), développer notre intelligence émotionnelle (créativité, humeur), ménager son mental (détente et sommeil améliorent la concentration), éveiller le sentiment de l’utile (le sens, le meta, l’amour). En respectant nos fondamentaux nous sommes plus aptes à collaborer, communiquer, réguler.
Le développement personnel est un allié du monde professionnel en réalité. Le salarié est un être humain pas une machine, certes; pour quelle raison étrange ne devrions-nous pas lui réserver des temps de « maintenance » ? Vous et moi, à quelques endroits où nous nous trouvons devons l’envisager. Je l’ai réalisé trés tôt. L’inconfort de mes 10 premières années professionnels m’a motivé à devenir le Responsable que j’aurai voulu avoir. « Etre bien, ça s’apprend » (Lise Bourbeau).
On le fait d’abord pour soi et aussi pour irradier le monde de bonnes énergies; par chance c’est contagieux. Cela semble évident, trop simple, c’est en réalité difficile, surtout quand les principes de management demeurent sur les anciennes bases et/ou que les conditions de marché donnent l’impression que court-circuiter les phases de préparation vous donne l’avantage. C’est devenu rédhibitoire. Les difficultés de recrutement post-Covid en témoignent. Les entreprises en retard sur le traitement des RH souffre d’une employabilité en rapport. Les beaux discours sur les valeurs ne suffisent plus, il faut les incarner, il faut des preuves.
Pas d’autre choix que de s’adapter à nouveau, avec les priorités au bon endroit. La vie est bien faite en définitive, les crises servent à nous ouvrir les yeux et nous poussent à nous transformer. Vous avez toujours le choix de ne pas le faire. C’était une raison économique, c’est maintenant une question d’intelligence.